Le rôle de l’analyste d’affaires dans les projets TI

L’analyste d’affaires se situe entre deux mondes, celui des affaires et de l’informatique. Interagissant constamment entre ces deux pôles, il sait poser les bonnes questions pour aller chercher l’essentiel des besoins d’affaires, des exigences fonctionnelles et non fonctionnelles, les hypothèses, les contraintes, et cibler les objectifs du client.

 

En tant que spécialiste, il évalue le problème d’affaires avant de se concentrer sur d’éventuelles solutions, nonobstant l’empressement du client qui souvent privilégie la solution au problème : un choix qui amènera à long ou moyen terme un prévisible retour de bâton.

Par son expertise, l’analyste d’affaires est l’allié des utilisateurs. Il met son expérience au service des usagers en déterminant précisément le domaine d’affaires dans lequel ces derniers évoluent. Sachant instaurer un climat de collaboration et de développement des individus, c’est un généraliste possédant les outils nécessaires pour mener à bien sa mission.

 

Un éventail de méthodes à sa disposition

L’analyste d’affaires dispose pour agir de différents livrables et modèles qui vont lui permettre de bien comprendre le domaine d’affaires, le besoin et les exigences du client. Que ce soit en mode itératif, en modes cascade ou agile, chacune de ces méthodes va contenir ses propres livrables. Autrement dit, le contenu reste approximativement le même, mais la façon d’atteindre ses objectifs est différente.

 

L’analyste d’affaires qui élabore des systèmes TI se réfère avant tout à l’étude de fonctions et de données relevant de la pratique de l’utilisateur. La plupart des outils utilisés par le spécialiste permettent de déterminer les règles, mais aussi les contraintes et les attentes du système. Pour atteindre sa cible, il a recours à plusieurs méthodes de gestion de projet :

  • Le mode itératif

Le mode itératif est un procédé algorithmique consistant à livrer les parties d’un système à intervalles réguliers. Cette méthode procède par « itérations » : une succession d’activités au cours desquelles sont déterminées l’analyse des besoins et des activités amenant des solutions approximatives qui élaboreront graduellement le produit final.

  • Le mode agile (Agile Manifesto)

Reposant sur un cycle de développement itératif, on retrouve dans la méthode agile plusieurs des artefacts du mode précédent. Bien que l’accent soit mis sur la capacité à s’adapter aux exigences et à leurs fluctuations, les principes demeurent les mêmes, les noms changent, mais il s’agit encore essentiellement de pouvoir décrire ce que l’utilisateur accomplit avec le système, à quel moment et en fonction de quelles règles d’affaires.

  • Le mode cascade

Marche après marche, le mode cascade est composé d’une succession d’étapes dont chaque phase de développement doit être validée avant de passer à la suivante et dont l’acceptation conditionne la suite du projet. Moins dans le vent que la méthode agile, le développement en cascade, particulièrement destiné aux projets d’envergure, offre une vision précise des délais de réalisation.

 

Comprendre le présent pour mieux appréhender le futur

Intervenir sur un projet nécessite de comprendre la situation d’affaires avant de penser aux solutions. Il est déconseillé d’envisager le futur sans avoir considéré de prime abord l’actuel processus d’affaires. Chaque client, chaque utilisateur a ses particularités que l’analyste d’affaires doit appréhender, afin de trouver comment adapter et potentialiser au mieux l’outil.

Impliquer le client, être attentif à ses besoins pour qu’il exprime et confie ses attentes. Enquêter, inventorier, élaborer différents scénarios et ce qu’ils déclenchent. Aller chercher les exceptions et les limites du système, tel est le modus operandi de l’analyste d’affaires en tant qu’intervenant.

 

Qu’est-ce qu’un bon analyste d’affaires ?

Un spécialiste ayant le goût d’analyser les problèmes pour trouver des solutions. Il doit posséder les compétences nécessaires en affaires et en technologie de l’information. Savoir communiquer des notions techniques à une audience non-technicienne. Faire preuve de leadership en interagissant entre le client et l’équipe TI. Parler leur langage, interpréter ce qu’ils vont dire, comprendre les limites et les contraintes du système.

Son défi est d’amener le client à envisager la solution adéquate sans pour cela négliger la source du problème. Ce qui évitera le cas de figure où, en focalisant sur la solution au détriment du véritable problème, ce dernier n’aura pas été résolu.