Le rôle de l’architecte dans la gestion de projet

Visionnaire, concepteur, garant des standards : l’architecte de solution joue un rôle important dans l’élaboration d’une solution informatique. Ces dernières années, la généralisation de la gestion en mode « projet » a modifié et affiné ce rôle. Tour d’horizon en quatre étapes.

Qu’il s’agisse d’architectes d’entreprise, d’architectes applicatifs, d’architectes technologiques ou d’architectes de données, tous ont en commun la conception de toute ou partie de la solution à déployer. L’architecte s’implique donc dans les quatre phases du projet : faisabilité, démarrage, conception et déploiement.

  1. L’étape de faisabilité

Cette étape est critique, car elle détermine la création ou non du projet. L’architecte de solution est ici très sollicité et ses actions représentent 40 % de son intervention totale dans le projet.

D’une part, il doit comprendre les exigences d’affaires et les contraintes techniques du client et, d’autre part, il doit évaluer ce qui existe sur le marché. Ses qualités d’écoute et d’analyse, son esprit visionnaire et ses connaissances technologiques lui sont précieux.

Mené conjointement avec les mandataires ou les promoteurs des lignes d’affaires, un processus d’élimination s’ensuit. La solution technique envisagée est alors discutée avec le gestionnaire de projet pour évaluer les coûts et les délais.

  1. L’étape de démarrage

Une fois le feu vert donné, l’architecte de solution s’attelle à déterminer et à répertorier les compétences nécessaires au volet technique et les ressources disponibles. C’est dans cette phase-là que les recrutements sont lancés, au besoin.

Parallèlement, il définit et établit les règles et les normes à suivre en fonction de l’architecture d’entreprise et des meilleures pratiques de l’industrie. Cette deuxième étape correspond à environ 30 % de son intervention dans le projet.

  1. L’étape de conception

Le projet bat maintenant son plein : les équipes de développement, de tests et d’intégration sont à pied d’œuvre. L’essence de l’architecte est ici de démontrer l’attrait de la solution et de guider les chefs d’équipes techniques (Tech lead) dans sa construction.

Sa responsabilité s’étend aussi au respect des règles et des standards par les équipes et à la documentation de l’architecture (standards, stratégie, diagrammes d’intégration, modèles de données, etc.). Cette étape représente 25 % de son intervention.

  1. L’étape de déploiement

Lorsque la solution est prête à être déployée, l’expertise de l’architecte est encore nécessaire. Elle permet de modifier certains aspects du projet selon les contraintes rencontrées. Par exemple, un déploiement progressif n’aura pas les mêmes implications qu’un déploiement big-bang.

C’est également lors de cette phase que l’architecte va transférer au groupe de soutien de l’application les directives concernant les standards. Cette étape compte pour 5 % dans l’intervention totale de l’architecte de solution.

On l’a vu, l’expertise technique et conceptuelle de l’architecte est essentielle, de même que sa capacité d’analyse et de communication. Se passer d’architecte dans un projet peut poser des problèmes de conception, mais aussi de motivation dans les équipes techniques. Aussi le gestionnaire de projet et l’architecte ont-ils tout intérêt à travailler main dans la main.