- Selon l’Institut de la statistique du Québec (2025), 12,7 % des entreprises québécoises utilisaient l’IA à des fins de production, contre 26,1 % chez celles de 100 employés ou plus.
- Selon Statistique Canada (2026), 19,2 % des entreprises canadiennes utilisaient l’IA au deuxième trimestre de 2026, trois fois plus qu’en 2024.
- La stratégie fédérale L’IA pour tous (2026) vise une adoption de 60 % d’ici 2034, avec le programme LIFT de 500 millions de dollars pour les PME.
- PlanAxion structure le choix d’un premier cas d’usage en 4 semaines via son atelier IA, avec un filtre à quatre questions : problème, valeur, données, effort.
Le sujet revient à chaque rencontre de direction depuis des mois. Un concurrent ontarien affiche des gains liés à l’IA, votre banquier vous en parle, et personne autour de la table n’a de chiffre fiable pour situer les entreprises québécoises.
Ces chiffres existent. Ils dérangent un peu.
Au Québec, 12,7 % des entreprises utilisaient l’IA à des fins de production au deuxième trimestre de 2025, selon l’Institut de la statistique du Québec (2025). Au Canada, la proportion atteignait 19,2 % un an plus tard, selon Statistique Canada (2026).
Où en est l’adoption de l’IA au Québec en 2026?
La donnée québécoise la plus récente établit l’adoption de l’IA au Québec à 12,7 % des entreprises, avec une progression de 3,3 points en un an, contre 7,8 points en Ontario, selon l’Institut de la statistique du Québec (2025). Les intentions suivent la même pente : 13,1 % d’adoption anticipée au Québec, contre 16,5 % en Ontario.
Pendant ce temps, la moyenne canadienne a continué de grimper. Au deuxième trimestre de 2026, 19,2 % des entreprises canadiennes utilisaient l’IA pour produire des biens ou fournir des services, trois fois plus qu’en 2024, selon Statistique Canada (2026). Nous avons décortiqué ces chiffres dans notre article sur l’adoption de l’IA en entreprise au Canada.
Une précision de méthode : le portrait québécois couvre les 12 mois précédant le deuxième trimestre de 2025, et son équivalent pour 2026 n’est pas encore publié. La comparaison donne une direction, pas un écart au dixième de point près.
Pourquoi l’écart se creuse-t-il entre grandes et petites entreprises?
Parce que le coût fixe d’une implantation sérieuse s’absorbe mal à petite échelle : au Québec, 26,1 % des entreprises de 100 employés ou plus utilisent l’IA, contre 12,2 % de celles de 1 à 4 employés, selon l’ISQ (2025). À l’échelle canadienne, la stratégie fédérale évalue l’adoption des PME à environ 8 %, loin derrière les pays nordiques (29 à 42 %), l’Allemagne (26 %) et la France (18 %).
Les obstacles nommés par les entreprises québécoises sont concrets. Pour leurs investissements en infrastructure numérique, elles citent d’abord le coût élevé de mise en œuvre (27,2 %), l’incertitude sur le rendement (19,3 %) et le manque de connaissances spécialisées (14,3 %), selon l’ISQ (2025).
La donnée fédérale ajoute une nuance qui change la lecture : 78 % des entreprises non utilisatrices déclarent ne pas voir ce que l’IA apporterait à leurs biens ou services, selon les données de Statistique Canada citées dans la stratégie nationale (2026). La démonstration reste à faire secteur par secteur, processus par processus. C’est un enjeu de traduction concrète vers les opérations, pas d’accès à la technologie.
Quels secteurs québécois mènent, et lesquels attendent?
La finance et les assurances, l’industrie de l’information et l’industrie culturelle ainsi que les services professionnels mènent au Québec, avec des taux d’utilisation de 36,9 % à 55,0 %, selon l’ISQ (2025).
Repères québécois pour situer votre entreprise :
Le type d’usage dominant est révélateur. L’analyse de textes récolte 56,7 % des mentions au Québec : classer, extraire, résumer. Les entreprises commencent par le langage, là où la friction opérationnelle se voit chaque jour.
Pour un manufacturier ou un distributeur sous la moyenne, la ligne à surveiller est celle de la finance. Clients, assureurs et banquiers s’outillent plus vite que le reste du marché.

Que change la cible fédérale de 60 % d’ici 2034?
La stratégie nationale L’IA pour tous (2026) vise à faire passer l’adoption de l’IA par les entreprises canadiennes de 12 % à 60 % d’ici 2034, avec des mesures destinées d’abord aux PME. Le programme LIFT de la BDC, doté de 500 millions de dollars, financera l’intégration d’outils d’IA dans leurs opérations, selon la stratégie fédérale.
Une cible nationale ne transforme aucune entreprise en particulier. Elle change le contexte concurrentiel : du financement, de la formation et des fournisseurs se présenteront devant les entreprises qui hésitaient. Attendre devient une décision en soi.
Au provincial, le volet 1 du programme ESSOR soutient déjà les études de faisabilité et les diagnostics numériques. Notre guide des ateliers IA au Québec détaille ces options de financement.
L’écart d’adoption de l’IA ne se referme pas avec un budget : il se referme avec un premier cas d’usage mesuré.
Comment combler l’écart sans lancer une transformation lourde?
En partant d’une friction opérationnelle vécue, dans une seule unité d’affaires, avec le même filtre appliqué à chaque idée : problème à régler, valeur attendue, données disponibles, effort requis. C’est l’inverse d’un grand programme de transformation.
Dans nos mandats au Québec, les données les plus propres vivent déjà dans l’ERP : commandes, factures, paiements, mouvements d’inventaire. C’est là que les premiers pilotes trouvent leur matière, du tri des courriels entrants au rapprochement des paiements avec les factures. Notre article sur les gains rapides de l’IA dans les opérations décrit six patrons récurrents.
Prévoyez aussi le volet humain. Parmi les entreprises canadiennes qui utilisent l’IA, 44,4 % ont modifié leurs pratiques de formation ou de dotation, selon Statistique Canada (2026). Un pilote sans plan de formation reste un prototype.
C’est exactement le travail de l’atelier IA de PlanAxion : 4 semaines, 5 étapes (préparer, identifier, prioriser, valider les données, décider et livrer), environ cinq participants d’une même unité d’affaires, et une feuille de route décisionnelle au bout. L’investissement varie selon la portée et se confirme lors d’un court appel exploratoire.
Par où commencer d’ici la fin de 2026?
Choisissez un processus qui fait mal chaque semaine, vérifiez que ses données existent déjà dans vos systèmes, et donnez-vous huit semaines pour mesurer un premier résultat. Une entreprise québécoise qui exécute ce cycle une fois aura déjà fait plus que la majorité de son marché, chiffres à l’appui.
Questions fréquentes sur l’adoption de l’IA au Québec
Quel est le taux d’adoption de l’IA au Québec?
Selon l’Institut de la statistique du Québec, 12,7 % des entreprises québécoises utilisaient l’IA à des fins de production au cours des 12 mois précédant le deuxième trimestre de 2025. La moyenne canadienne atteignait 19,2 % au deuxième trimestre de 2026, selon Statistique Canada.
Pourquoi les PME adoptent-elles moins l’IA que les grandes entreprises?
Le coût fixe d’une implantation s’absorbe mal à petite échelle. Les entreprises québécoises citent le coût élevé, l’incertitude sur le rendement et le manque de connaissances spécialisées comme principaux freins à leurs investissements numériques, selon l’ISQ. Au Québec, 26,1 % des entreprises de 100 employés ou plus utilisent l’IA, contre 12,2 % des plus petites.
Quel premier cas d’usage IA une entreprise québécoise devrait-elle considérer?
Un processus répétitif et mesurable, appuyé par des données déjà présentes dans les systèmes existants comme l’ERP : tri des courriels entrants, extraction de données de documents fournisseurs, signalement d’exceptions de facturation ou rapprochement des paiements. Le premier résultat doit être observable en moins de huit semaines.
Quelle aide financière existe pour un projet d’IA au Québec?
Le volet 1 du programme ESSOR d’Investissement Québec soutient les études de faisabilité et les diagnostics numériques. Au fédéral, la stratégie L’IA pour tous prévoit le programme LIFT de la BDC, doté de 500 millions de dollars, pour financer l’adoption d’outils d’IA par les PME. L’admissibilité s’évalue au cas par cas.
- Adoption et utilisation de l’intelligence artificielle par les entreprises au Québec en 2024 et en 2025 (Institut de la statistique du Québec, 2025)
- Analyse de l’utilisation de l’intelligence artificielle par les entreprises au Canada, deuxième trimestre de 2026 (Statistique Canada, 2026)
- Stratégie nationale en matière d’intelligence artificielle du Canada, L’IA pour tous (ISDE, 2026)





