- Au deuxième trimestre de 2026, 19,2 % des entreprises canadiennes utilisaient l'IA, une proportion qui a triplé depuis 2024, selon Statistique Canada.
- Le commerce de gros affiche 7,9 % d'utilisation de l'IA, l'un des trois taux les plus faibles au pays (Statistique Canada, juin 2026).
- 80 % des équipes de comptes clients n'utilisent encore aucune IA, selon l'enquête NACM et BlackLine (2026).
- L'application manuelle des encaissements mobilise environ 25 % des ressources des équipes financières (HighRadius, 2026).
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Un distributeur B2B multi-succursales encaisse chaque jour des dizaines de paiements. Un virement couvre 40 factures de trois succursales. Un client déduit une note de crédit sans la mentionner. L'avis de paiement arrive par courriel, séparé du dépôt.
Pendant que l'équipe des comptes clients reconstitue ce casse-tête ligne par ligne, les chiffres de 2026 racontent une histoire inconfortable pour le secteur.
Au deuxième trimestre de 2026, 19,2 % des entreprises canadiennes ont utilisé l'IA pour produire des biens ou fournir des services, une proportion qui a triplé depuis 2024. Le commerce de gros, lui, reste à 7,9 %. Source : Statistique Canada, juin 2026
Pourquoi l'automatisation des encaissements concerne-t-elle d'abord la distribution B2B ?
Parce que c'est en distribution que le jumelage des paiements est le plus lourd : beaucoup de clients, beaucoup de factures ouvertes, et des paiements qui arrivent rarement propres. Paiements partiels, virements groupés, déductions non documentées : chaque cas particulier force une recherche manuelle dans l'ERP.
Tant que l'argent reste non affecté, le rapport d'âge des comptes se déforme et le recouvrement appelle des clients qui ont déjà payé. Notre analyse de l'automatisation des comptes clients avec l'IA agentique détaille cette mécanique.
Dans les mandats que PlanAxion livre chez des distributeurs B2B multi-succursales, les paiements groupés et les avis de paiement incomplets forment le plus grand bassin d'encaissements non affectés. C'est un problème de données avant d'être un problème de discipline de paiement.
Que révèlent les chiffres de 2026 sur le retard du commerce de gros ?
L'adoption de l'IA a triplé au Canada en deux ans, mais le commerce de gros demeure l'un des trois secteurs les moins avancés. Selon Statistique Canada (juin 2026), 19,2 % des entreprises utilisaient l'IA au deuxième trimestre de 2026, contre 6,1 % en 2024. Le commerce de gros affiche 7,9 %, devant la seule agriculture (4,5 %) et tout près de la construction (9,2 %).
La taille joue aussi : 27,8 % des entreprises de 100 employés ou plus ont utilisé l'IA au cours des 12 derniers mois. Les obstacles déclarés restent terre à terre : préoccupations de cybersécurité ou de confidentialité (13,4 %) et coût (10,6 %).
Au Québec, l'Institut de la statistique du Québec mesurait 12,7 % d'utilisation en production au deuxième trimestre de 2025. Le portrait complet se trouve dans notre analyse de l'adoption de l'IA en entreprise au Canada.

Quels gains l'automatisation des encaissements produit-elle chez un distributeur ?
Des gains mesurables sur un processus borné : le jumelage automatique des paiements aux factures ouvertes, avec seulement les exceptions routées vers un humain. Les repères publiés en 2026 donnent l'ordre de grandeur :
- ressources financières encore mobilisées par l'application manuelle des encaissements : environ 25 % (HighRadius, 2026)
- taux de jumelage automatique rapportés avec l'IA : 95 % et plus (HighRadius, 2026)
- réduction du travail manuel de rapprochement : jusqu'à 80 % (HighRadius, 2026)
- équipes de comptes clients qui n'utilisent encore aucune IA : 80 % (NACM et BlackLine, 2026)
- répondants qui s'attendent à ce que leur organisation automatise davantage les comptes clients : plus de 8 sur 10 (NACM et BlackLine, 2026)
Une précision de méthode : les chiffres de HighRadius sont des chiffres d'éditeurs, pas une moyenne garantie. Chaque contexte ERP et chaque mélange de paiements produit des résultats différents.
L'enquête NACM et BlackLine ajoute un signal que les distributeurs reconnaîtront : la moitié des répondants nomment la réduction des tâches manuelles répétitives comme priorité numéro un des 18 prochains mois, et 28 % subissent une pression pour absorber plus de volume sans embaucher.
Un retard sectoriel n'est pas une fatalité : c'est un écart de productivité que le premier concurrent équipé va encaisser à votre place.
Comment un distributeur peut-il démarrer sans transformation lourde ?
En traitant l'automatisation des encaissements comme un projet de processus, pas comme un programme de transformation. La démarche tient en quatre étapes : documenter le processus actuel et mesurer la base de départ, valider la qualité des avis de paiement et des données ERP, piloter sur une succursale, puis étendre une fois les gains démontrés.
Les indicateurs à suivre existent déjà dans votre ERP : solde d'encaissements non affectés en fin de mois, délai moyen entre la réception d'un paiement et son application, part des appels de recouvrement faits à des clients déjà payés. Notre article sur la réduction du DSO par les paiements non appliqués montre comment ces trois mesures suffisent à prioriser.
Les solutions d'application des encaissements que PlanAxion met en place suivent cette logique : jumeler automatiquement les paiements aux factures ouvertes, y compris les paiements partiels, groupés ou mal documentés, pour que l'équipe se concentre sur le recouvrement et les exceptions. Et pour les organisations qui hésitent encore sur le premier cas d'usage, notre atelier de solutions IA à gains rapides transforme les idées en feuille de route priorisée en quatre semaines. L'investissement varie selon la portée et se confirme lors d'un court appel exploratoire.
Et si le retard du secteur était votre meilleure nouvelle ?
À 7,9 % d'adoption, la plupart de vos concurrents directs n'ont encore rien automatisé. Le premier distributeur d'un marché régional qui applique ses paiements sans intervention manuelle libère son équipe pour le recouvrement pendant que les autres reconstituent des virements groupés à la main.
Choisissez un processus, mesurez-le, automatisez-le, prouvez la valeur. Le reste de la feuille de route suivra, avec des chiffres pour la défendre.
Questions fréquentes sur l'automatisation des encaissements en distribution B2B
Qu'est-ce que l'application des encaissements ?
L'application des encaissements est l'étape où chaque paiement reçu est jumelé aux factures ouvertes du client, puis comptabilisé dans l'ERP. Elle reste manuelle dans bien des entreprises parce que les paiements réels sont rarement propres : paiements partiels, virements groupés, avis de paiement incomplets ou séparés du dépôt.
Pourquoi le commerce de gros est-il en retard sur l'IA ?
Selon Statistique Canada (juin 2026), le commerce de gros affiche 7,9 % d'utilisation de l'IA, contre 19,2 % pour l'ensemble des entreprises. Les obstacles les plus déclarés sont la cybersécurité, la confidentialité et le coût. Le secteur combine des marges serrées et des systèmes ERP chargés d'historique, ce qui freine les projets flous.
Quels indicateurs suivre avant d'automatiser ses encaissements ?
Trois mesures suffisent pour établir la base de départ : le solde des encaissements non affectés en fin de mois, le délai moyen entre la réception d'un paiement et son application aux factures, et la part des appels de recouvrement faits à des clients qui ont déjà payé. Elles se calculent avec les données déjà présentes dans l'ERP.
Quels gains un distributeur peut-il attendre du jumelage automatique ?
Les éditeurs du domaine rapportent des taux de jumelage automatique de 95 % et plus et jusqu'à 80 % de rapprochement manuel en moins (HighRadius, 2026). Ce sont des chiffres d'éditeurs, à valider dans votre contexte ERP et selon votre mélange de paiements. Aucun résultat n'est garanti sans diagnostic préalable.
- Statistique Canada, Analyse de l'utilisation de l'intelligence artificielle par les entreprises au Canada, deuxième trimestre de 2026 (juin 2026)
- NACM et BlackLine, The State of Accounts Receivable Automation 2026 (juin 2026, en anglais)
- HighRadius, Cash Application Automation Trends and CFO Priorities for 2026 (mise à jour août 2026, en anglais)
- Institut de la statistique du Québec, Adoption et utilisation de l'intelligence artificielle par les entreprises au Québec en 2024 et en 2025 (novembre 2025)




